Les économies passent aussi par le congé bonifié...
COMMUNIQUE
Les économies passent aussi par le congé bonifié ...
Voyages dans les DOM : ESTROSI annonce la baisse des tarifs… KARAM communique la fin des congés bonifiés…ATOME dénonce la supercherie…
Le 5 août 2007, Christian ESTROSI, Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer annonçait la baisse du prix des billets d’avion à destination des DOM. Cette annonce devrait prendre effet selon le Ministre à l’automne à l’issue de négociations avec les compagnies aériennes.
Dans la même période, Patrick KARAM, délégué interministériel pour l’égalité des chances des français d’Outre-mer, propose de modifier les textes régissant le congé bonifié par un système de chèque voyage qui correspondrait à environ 1200 euros par fonctionnaire bénéficiaire et à un congé bonifié fractionné en 2 ou 3 fois.
Deux mesures annoncées par le gouvernement qui sont forcément liées en raison de la déclaration de Nicolas SARKOZY, à l’époque Ministre de l’Intérieur. (France-Antilles en date du 8 juin 2006) : « …Les départs et les retours sont très concentrés, les places font parfois défaut et les tarifs sont très élevés… » « agir sur la demande de sièges d’avion en révisant les modalités d’application du système des congés bonifiés… » : « …choisir de décaler un peu leur voyage et en retirer un avantage financier… » « … mieux étaler les périodes de départ en congés donc favoriser une baisse des tarifs… »
En réalité, cette réforme qui représente une manne financière d’environ 570 millions d’euros pour 70000 bénéficiaires, pourrait constituer une part d’économie substantielle tant pour l’Etat que pour les compagnies aériennes sans pour autant qu’il y ait baisse effective des billets d’avion. Il ne pourrait s’agir que de promotions spontanées suivies d’augmentations brutales pour répercuter la hausse du prix du baril de pétrole (Air France août 2007), des taxes d’aéroport et de
Considérant que chaque agent bénéficiaire obtiendrait 1200 euros de chèque voyage, la dépense pour l’Etat serait de 84 millions d’euros, soit une économie substantielle de 486 millions d’euros. Les compagnies aériennes quant à elles, pourront continuer à se faire une « fausse concurrence » en se partageant les 84 millions d’euros et avec la certitude d’offrir de nouvelles places à leurs touristes en plein été de façon à élargir la saison touristique qui ne commencerait plus en octobre mais fin juin, jusqu’à mai.
Quant aux bénéficiaires du congé bonifié, pourront-ils encore partir dans les DOM ou simplement voyager avec un tel budget ? Mais ce plan s’apparente pour les « Domiens » à une restriction de rejoindre le DOM en été…
Cependant, chose promise chose due, SARKOZY présidant ; Mais cette supercherie aura des répercussions évidentes dans la fonction publique, notamment dans les services. Le rapprochement familial que permet le congé bonifié en dépit de l’éloignement important, de la rareté des regroupements familiaux, du ressourcement culturel, du retour au pays natal…aucune disposition particulière ne pourrait compenser une telle possibilité, à moins d’en augmenter la fréquence…
Prétendre faire baisser le prix des billets d’avion vers l’Outre-mer par la réforme du congé bonifié c’est prendre des vessies pour des lanternes car il n’existe manifestement aucun lien direct entre le prix des billets et le congé bonifié, hormis une sur tarification. Le « mensonge Républicain » va atteindre son paroxysme dans cette affaire qui permettra au gouvernement d’atteindre d’autres dispositifs liés à l’Outre-mer. (Retraite, 40%, fiscalité…)
Paris, le 8 août 2007
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