Une nouvelle façon de faire de la politique...

Publié le par ATOME

 

Paris, le 31 juillet 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

Cher (e) Adhérent (e),

 

L’année 2007 vient de tourner une page de l’histoire de la France tant la rupture annoncée est concrète. Elle s’est faite au niveau politique et va se poursuivre, telle qu’annoncée, sur le plan institutionnel mais aussi sur le plan social, économique, culturel et financier.

 

A cet égard, ces changements qui viennent bouleverser un certain nombre d’habitudes en raison d’un besoin accru de financer les nouvelles mesures, mettront en danger des droits, en particulier ceux de résistance tels que le service minimum, le droit de grève mais aussi le droit syndical, a fortiori les plus faciles à remettre en cause à première vue, en raison de leur impopularité, du nombre restreint de bénéficiaires et des défenseurs de ces droits par rapport à la masse salariale du pays.

 

Le congé bonifié est au nombre de ces droits qui répondent à ces conditions et présentent des signes d’exaspération tant de certains collègues, des directions, des avocats que des tribunaux administratifs.

 

La méthode de remise en question est très simple car elle stigmatise les bénéficiaires auprès des autres et décrie le dispositif du regard de ces mêmes bénéficiaires.

 

Le pire est au fait que le conseilleur est aujourd’hui le payeur, et quand ça promet… elles sont en général tenues. C’est ça la nouvelle façon de faire de la politique, elle n’est pas politicienne mais puise son fondement dans la classification fataliste des composantes de la société en traçant un trait sur l’histoire et la raison d’être de certains dispositifs.

 

La doctrine du pauvre le restera et du riche continuera à le devenir, constitue le principal credo qui guide la démarche du nouveau pouvoir en place.

 

Les situations sociales relevant de la génétique et qui sont incurables fondent la philosophie des derniers décideurs et vu que les premiers seront encore les premiers, sans réaction nous ne pourrons pas avoir d’action.

 

Alors, le temps de la lutte est revenu, mais il doit trouver sa légitimité dans un combat contre l’injustice afin d’obtenir le max imum d’adhésions à la défense d’intérêts collectifs.

 

Nous ne pouvons plus nous contenter d’assister ou de l’être, nous sommes en danger devant ces changements draconiens qui ne vont pas dans le sens des moins bien lotis. Si nous acceptons cette rupture tranquillement, elle doit se faire avec nous et pas contre nous.

 

Trop longtemps les maux de cette société ont reçu pour responsables les plus démunis comme si la génétique pouvait permettre de qualifier des situations entraînées par des décisions politiques. Trop longtemps l’équilibre de la société a été bâti sur la loi du plus fort.

 

Il est indispensable aujourd’hui de se donner les moyens de combattre ces idées reçues et d’exiger qu’une analyse approfondie de la situation vienne corroborer nos revendications. Si tel était le cas, la France gagnerait à continuer à être ce qu’elle est et à accepter de constater ce qu’elle va devenir.

 

Je vous invite toutes et tous à réfléchir à nos activités communes pour l’avenir des nôtres au sein d’un groupe de réflexion, de travail et d’action  afin de sortir de cet abysse qui n’est pas notre place. ATOME est fondé dans cet esprit de solidarité afin que chaque atome que vous représentez vienne constituer la matière.

 

« …La place que l’on a dans une société ce n’est pas celle qu’on nous octroie mais celle qu’on choisit …»

 

La Fontaine écrivait : « Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront noir ou blanc ». Il faut croire que l’inverse serait de rigueur mais il nous appartient de renverser cette tendance par des projets à la fois identitaire et citoyen qui s’inscrivent dans des perspectives d’avenir. Notre capacité à nous projeter dans le futur va consolider  nos projets car l’immédiateté ne produit que de l’éphémère.

 

 

Pour le Bureau d’ATOME

Hector QUIDAL

Le Président

 

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Publié dans Bureau ATOME

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